Vendredi 18 juillet 2008


Pour la première fois, rendez vous de départ Gare de l’Est. Neuve Eglise est proche de Strasbourg, à nous le TGV Est flambant neuf ! Première encore, je viens en tacos. Le retour se fait à gare Montparnasse, je ne vais pas laisser ma caisse à gare de l’Est, payer une fortune de parking pour ensuite traverser Paris avec tout mon matos sur le dos. Tout ça est compliqué, un taxi simplifie l’affaire. Le chauffeur conduit une BMW ultra haut de gamme flambante neuve et écoute du Notorious BIG ! Pour un peu je me prendrais pour 50cents avec son chauffeur privé. Bon début de journée. Voyage sans histoires jusqu’à Strasbourg.

The Pat's Bus



Mais que fait le BA BAnd dans le bus pour passer le temps ?


Ici nous attend Patrick, au volant de son magnifique bus Bleu, qui nous accompagnera tout le long du séjour. Un bus pour nous tout seuls ! Evidemment, rien ne peut nous faire plus plaisir, et, dès le premier pied posé dans le car, les premiers chants de colonies de vacances commencent. La traditionnelle bataille pour la possession de la banquette arrière n’a pas lieu, un fuite d’eau coule du plafond juste devant les sièges. Le temps est merdique. Voire catastrophique. Pour un mois de juillet, c’est un scandale. Je commets une erreur en entamant une partie de backgammon sur ordinateur avec Nico au milieu des routes de montagnes. Je suis au bord de rendre mon petit déjeuner. Une bonne demi heure de route nous amène sur le site. Neuve Eglise est digne d’un village de conte de fées. Tirées a quatre épingles, les maisons à colombages (je pensais que ça n’existait qu’en Normandie) débordent de fleurs, et arborent des couleurs vives. C’est très très mignon.

Le festival prend place dans un champ (on évitera soigneusement les bouses de vache cachées dans la pelouse)  et surplombe une petite vallée. Tout ca est très boueux. Ceux qui ont soigné leurs chaussures regrettent le déplacement, il fallait prévoir les bottes. Deux loges algecos nous attendent, dont une plombée par une forte odeur de pieds difficilement masquée par un mauvais désodorisant. Je choisis l’autre, bien sûr, toujours pas remis du backgammon montagneux. On s’assoit pour manger rapidement avant la balance. Très bonnes charcuteries alsaciennes. Le reste s’attire les foudres des gastronomes avertis du groupe. La scène est grande, peuplée de gars à T-shirt orange qui ont envie d’aider, mais ne savent pas trop comment faire. Chef de plateau désagréable. Tant pis, on fait avec. Il pleut.

L'hotel qu'il est mignon


Patrick nous emmène a l’hôtel après les balances. On se croirait chez mamie, couloirs alambiqués, ambiance feutrée, déco soignée… comme le village, très mignon. Je me prends une rouste au backgammon par Nico,chacun dans sa chambre, merci le Wifi. On se rejoint quand meme au bout de 10 minutes, c'est plus marrant voir nos gueules quand même. Je me venge au puissance 4 et petite sieste.


 Retour sur le site pour manger une bonne choucroute vers 19h. Grosse erreur. C’est bien trop tôt. L’attente jusqu’au concert est interminable. Nous jouons à 00h30. Avant nous Rhésus et Christophe Maé. Grosse tête d’affiche. Maé est un des plus gros vendeurs (sinon LE plus gros) de disques de l’année en France. C’est dire. L’attente est longue, longue, longue. On tourne en rond. La fatigue se fait sentir. Quand c’est enfin à nous de jouer, on découvre que les trois quarts des gens sont partis, venus essentiellement voir Christophe Maé. La pluie s’est heureusement arrêtée. J'ai une impression de mollesse collective, la fatigue est montée sur scène avec nous. Patou passe un bon début de concert, caché par une tente blanche qui abritait la console du groupe d’avant, et que les gars n’arrivent pas à démonter. Compatissons.
Concert correct au final.Les quelques commentaires sur myspace nous font dire que notre prestation était quand même sympa. On etait loin des sensations de la semaine dernière. Un petit retour à la réalité, c’est toujours positif.


par Goldfingers publié dans : On Tour ! communauté : Musiques
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Jeudi 17 juillet 2008
 On nous a demandé il y a quelques semaines si on voulait bien revenir jouer/ boeuffer pour le concert de clôture du festival. Après trois jours sans une seconde de répit, tout le staff, qui compte un bon paquet de bénévoles, s’offre une petite teuf une fois que tout est fini. C’est à côté de la maison, c’est solidays, on va croiser paraît il les musiciens de Tiken Jah Fakoly et IAM, on a dit oui tout de suite. J’avoue que, malgré la fatigue, c’est un plaisir de revenir ici et de retrouver l’ambiance magique de Solidays. J’arrive vers 23h. Ca sent la fin : les contrôles de sécurité sont moins draconiens, et peu de monde arpentent les allées de terre du festival.

Ah , au fait, pas de photos, j'ai oublié l'appareil...

 Le temps de manger un morceau, de subir la vengeance de Bertrand au jeu Guitar Hero (Il a du s’entrainer toute la nuit précédente le salaud) et on commence les balances. Le concert a lieu sur une toute petite scène (mais avec tout ce qu’il faut, c’est parfait) dans le coin bar/pique nique des bénévoles. L’humeur est blagueuse, et les balances sont l’occasion de sortir le plus de conneries possibles au micro. Patou est en forme. En fait de jam, ce sera un mini concert de Beat Assailant, aucun autre musicien ne pointera le bout de son nez. On a laissé les costards à la maison, on est en mode « détente ». Les gens s’amassent devant la scène au fur et à mesure des balances, si bien qu’on commence le concert dans la foulée, sentant l’impatience monter.

Pas de pression, on joue complètement relachés. On se fait très plaisir, d’autant plus que l’ambiance est chaude de chez chaude, les gens ont décidé de fêter dignement la fin du festival, l’open bar sert un cocktail inconnu excellent, dans lequel nagent des morceaux de fraise. On nous ravitaille régulièrement sur scène… à l’ancienne ! comme au temps des caf’ concerts ! Ce qui devait être un petit concert de quelques morceaux se transforme en concert fleuve, tout le répertoire actuel y passe. Pour le rappel, petit freestyle comme au bon vieux temps, on ressort des vieux morceaux…version catastrophique de Don’t Cuff da Dro, qu’on avait pas joué depuis au moins un an ! Finalement, c’est un peu comme le vélo, ça s’oublie pas : on arrive toujours à rester sur selle. Après le concert, je ne fais pas de vieux os, j’arrive au bout en terme de fatigue. J’ai ouï dire que la fin de soirée était particulièrement mémorable.

Petites vidéos ICI.
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Mercredi 16 juillet 2008
 Pas besoin d’en dire plus. 40 000 personnes par jour. 3 jours de festival aux portes de Paris. Les plus grands noms sont passées ici. Et, cerise sur le gâteau, c’est l’anniversaire des dix ans d’existence du festival. Un grand moment en perspective, surtout que nous jouons en ouverture de la grande scène à 17h. Rendez vous a NPE (notre tourneur, pour ceux qui auraient manqué les premiers épisodes) à Suresnes, juste à côté de l’hippodrome, à 10h30. C’est tôt, car le festival commence dès le début d’après midi. Le temps est juste catastrophique. N’ayons pas peur des mots, c’est carrément le déluge. J’ai sorti le ciré de marin breton. C’est de très mauvaise augure pour tout a l’heure. La guigne. On accède a l’hippodrome par une entrée « service ». Il faut montrer patte blanche et se faire remettre les pass d’accès obligatoires pour circuler librement dans le festival. Je n’imaginais pas Longchamp aussi grand. On nous dépose derrière la scène. Elle est monstrueuse. Le plan de feu est gigantesque. Les moyens mis en œuvre sont énormes. Sur le plateau, ca pète le feu. Une scène de cette ampleur mérite une équipe technique au top. Evidemment, je place mes claviers sous une des seules fuite d’eau. C’est aussi la première fois que j’utilise mon keytar. - ?- Keytar, c’est la contraction de Keyboard (clavier en français) et guitar (guitare en français). C’est donc un clavier de commande (il n’a pas de sons en interne, il pilote un autre synthé) en forme de guitare, avec une bandoulière. Cette machine permet donc à nous autres claviers de goûter aux joies du guitariste : posture arrogante, changer de place à sa guise, marquer les pêches avec le manche, pouvoir aller en devant de scène pour se la pêter…. Le rêve quoi. Seul petit défaut, je suis relié a mon synthé par un câble un poil court. C’est déjà un bon début de liberté… Balances sans histoires. Des navettes nous ramènent aux loges… 50 mètres plus loin. Par ces temps d’économie d’essence et d’énergie, c’est du propre.

Le coin loges est charmant, succession de tentes d’extérieur encadrant une allée de pelouse bordée d’arbres entre lesquels sont tendus des hamacs. Dommage qu’il pleuve. Table de ping pong, massages shiatsu, Xbox avec le jeu guitare Hero. Ce dernier monopolisera d’ailleurs une bonne partie de notre après midi, me permettant de corriger ce jeune prétentieux de Bertrand ☺ Je dois avouer qu’on se prend vraiment pour un gratteux. Décidément, c’est le moment. Le catering est, de l’avis général, moyen, mais correct. En tout cas, l’ampleur du festival, l’organisation tentaculaire qu’il nécessite est incroyable. Je croise mon bon pote Cédric Dupin bassiste de son état, qui joue avec Brasero. Excellent groupe de rock, que je vous invite à découvrir ici. C’est toujours cool de rencontrer un autre musicien qu’on connaît sur un festival. Premièrement, ca impressionne les potes: « Waah, il connaît du monde, quand même ! » Ensuite, le pote qu’on rencontre se dit « Whaa, il est là, lui aussi » et de monter en grade dans son estime. Enfin, il y a le côté ‘romantique’ de se croiser sur la route, tels des routards de la musique, ca fait cool.

La pluie se calme et le soleil tente quelques timides incursions.Je rejoins Cécile (ma femme !) sur le festival histoire de gouter un peu a l’ambiance. Il y a des airs de Sziget, pour le monde, moins chicos que le Paleo, et moins roots que les vieilles charrues. On saisit le concept « bonnes causes » du festival en voyant les nombreux stands militants : sécurité routière, ligue contre le cancer, Info pour la conso d’eau du robinet, Solidarité SIDA bien sûr… ici, on sensibilise les gens à la bonne cause grâce au rock.

L’heure de jouer arrive. On parke les meufs a l’espace VIP (elles sont ravies). La pluie n’a plus montré le bout de son nez, et le soleil fait quelques apparitions remarquées, c’est parfait. Solidays est complet aujourd’hui, il y a donc un peu de monde. Entre 20 et 30 000 nous dira t on. C’est beau à voir. Un écran géant permet de diffuser les images captées par les cameramen de la scène et la grue qui survole le public. Patou me fera remarquer que mes bouchons d’oreilles en plastique violet, sur écran géant, c’est pas terrible, ca fait un peu star trek, pour le côté cheap des costumes. Pour un public de 17h, je dois dire que celui des solidays était plutôt pas mal. Fallait pas attendre la folie de la fête de la musique, il y a de l’alcool de retard, mais quand même, ça a bien répondu et bien bougé. Première sortie du Keytar réussie, même si les sensations n’étaient pas vraiment au rendez vous, je me suis surtout occupé a ne pas trop merder mes parties, a ne pas arracher le cable, à enlever ma cravate des touches, à virer le càble qui appuyait sur la dernière note et à me demander si je ne bougeais pas comme un con. Je kifferais plus tard. Un bon concert tout de même, 50 min au taquet sur notre plus grande scène jamais faite, c’est benef’. On croise Hocus Pocus qui joue juste après nous, renforcés des cuivres d’ Electro Deluxe. La famille, en fait. Je retourne écouter Hocus du bar VIP, excellemment placé : Petite terrasse surélevée avec vue sur la grande scène, ze place to be. Gros show des Nantais, qui mettent un bon dahoua dans le public. On resterais bien toute la soirée, mais je suis rincé et j’ai du taf pour une repet’ demain, sachant qu’on revient jouer pour le concert clôture des bénévoles super tard demain… On quitte a contrecœur l’hippodrome…
par Goldfingers publié dans : On Tour !
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Jeudi 3 juillet 2008

Premier concert radiophonique pour Beat Assailant aujourd’hui. Et pas dans le pire des cadres. A radio France. Je dois avouer être particulièrement ému. Entre radio France et moi, c’est une longue histoire d’amour/désamour : France Inter (là-bas ci j’y suis, Entretien avec Monsieur X, Le masque et la plume…), France Info, France culture… je les écoute depuis que je suis ado, avec des périodes de rejet (qu’est ce qu’ils m’ont énervé parfois) et des périodes ou je pouvais facilement réciter la grille des programmes de la semaine par cœur. Alors mettre les pieds ici même, dans la grande maison de la radio… quelle émotion.
Rendez vous dans l’après midi, pour les balances, nous jouons assez tôt, vers 20h45. On se gare aux abords de la maison de la radio, après un petit jeu de pistes de guérite de gardien en guérite de gardien. L’entrée dans le bâtiment informe tout de suite le visiteur de l’esprit qui règne ici. Un détecteur de métaux encadre la porte et sert plus à la déco qu’à la Sécu. Il y a deux mecs en costard qui discutent, leur badge autour du cou laisse supposer qu’ils sont de la maison. Quand on leur demande ou aller, ils nous disent de nous adresser au gars qui fout rien, juste derrière. «  Lequel ? «  demande croot.


Marcher dans les couloirs de la maison de la radio, c’est comme marcher dans un hôpital, sans l’odeur. Et sans les gens. C’est vide et ca respire le vieux bâtiment public des années 70. En revanche, quand on rentre dans le vif du sujet, techniquement, c’est la claque. Ca rigole pas du tout. Les loges sont superbes, piano a queue inclus ; sur scène et en dehors, le matos est au top. Parc d’instruments géant, micros au top, et les consoles et périphériques… incroyables !! C’est une baffe ! L’accueil est sympa. Les gens sont compétents et détendus (il doit y avoir du monde au portillon pour taffer ici !) J’avais ramené mes DI (c’est du matos), je savais pas ou je mettais les pieds….3 ingés console : 1 retours, 1 façade (il y aura du public ce soir), et 1 enregistrement (pour la diffusion). Quelques photos de la régie radio, qui laisse rêveur…


Photo spécial Gear Addict " Mate un peu la console de Ouuuff !! "

Patou supervise les opérations. Ouf.


Le vaisseau spatial radio France.


On termine tôt, du coup on va boire des coups au troquet du coin. On arrive a faire un putsch sur les sandwiches initialement prévus, grâce à nos amis végétaliens du groupe, qui se retrouvaient lésés. (et ils sont nombreux maintenant) Radio France nous paye le resto !
Retour au studio 106. Le concert va commencer par Tahiti Boy, entrecoupé par un interview croisée avec BA, jusqu'à notre concert.

Vous pouvez écouter l’émission, voir des photos, etc, etc

Vous jugerez vous même, mais Tahiti Boy, c’est la punition des oreilles. Les mecs, un peu hautains de surcroit (un des gars m’explique le piano a queue), ont oublié la justesse à la maison. Ca fait peur un concert comme ca à la radio. Et tout la monde à l’air de trouver ca normal. J’aurais rêvé du journaliste qui ose : «  Tahiti boy, ce soir, vous nous avez vraiment pété les oreilles, comment expliquez vous cela ? » ou « Tahiti Boy, visiblement, vous ne répétez jamais, pourquoi ? ». Après l’interview, c’est a nous. Concert court, trois morceaux, plus un «  offline » qui ne sera pas diffusé, mais uniquement pour toi, public. Je dois dire qu’on passe un bon moment, la config de la scène en escalier est excellente.

La désormais traditionnelle vidéo du solo sax/platines.


Il fait encore jour quand on sort, c’est étrange. La nuit tombe le temps de ranger le matos. Nous allons boire des coups avec le crew du B.A. Forum au bar d’a côté. On y aura passé la journée dans ce troquet, finalement.

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Dimanche 29 juin 2008


Grosse scène ce samedi. Le Ricard Live, place Denfert Rochereau à Paris.






Je n’irai pas par quatre chemins : c’est la plus grosse scène qu’il nous ait été donné de faire. On balance les premiers. L’arrivée sur la place, bouclée pour l’occasion donne un avant gout de la soirée : démesurée. Patou est rassuré, l’année dernière il paraît que la console façade était perchée en haut d’une sorte de grue, cette année, elle est a même le sol. Quand on a le vertige, c’est mieux. Ben est ravi, il a l’intégrale de son plan de feux… ca promet. Le concept Ricard Live est nomade : toutes les infrastructures sont des camions qui se transforment en loges, bar ou scène ! Il paraît que l’été, ils font le tour des plages… Les moyens mis en œuvre laissent rêveur… Les balances se déroulent tranquillement quelques curieux nous écoutent…
Les coulisses du Ricard Live. Le micro de l'appareil prend très cher a chaque coup de grosse caisse.

Les balances, quand il y a des gens qui écoutent ,c’est toujours plus marrant. Le musicien peut vraiment montrer ce qu’il sait faire au monde entier et impressionner le badaud. Malheur a celui qui n’envoie pas la purée ! Le timide se fait immédiatement reléguer aux oubliettes. Le catering est excellent, c’est la belle vie au Ricard Live, le cuistot défonce. Il a un petit style Eddy Mitchell du sud, genre bougon sympa. Il m’appelle « p’ti gars ». La deuxième fois que j’ai affaire a lui, on échange quelques mots ,puis il me dit : « dis donc, p’ti gars, va falloir arrêter de sourire tout le temps parce que ca va m’énerver ». Je lui a fait mes plus grands sourires a chaque fois que je l’ai recroisé.
Je rentre chez moi en train, pas question de bouger la voiture et de revenir ici à 20H, c’est mission impossible. Le plan c’est de bouffer et de regarder le match après, quart de finale de l’auro, Pays-Bas/Russie, ca promet.
Je me pointe vers 20h15 place Denfert, il y a un monde dingue. Dans le métro, c’était déjà n’importe quoi, mais là… Ca m’a rappelle pourquoi je m’étais juré de ne jamais retourner à Paris le jour de la fête de la musique. Si on aime les bains de foule, c’est le moment. Heureusement, on est pas à plaindre, nous avons un espace VIP ou le nombre de personnes au mètre carré reste décent. Y a quand même du monde, rassurez vous.Le concert débute par Hey,hey my, bon groupe de rock , poursuit avec Moriarty, sensation du moment. C’est vrai que leurs morceaux sont excellents, et pour ne rien gâcher, leur univers scénique est bien pensé. Il y a un monde incroyable : 15 000 personnes selon les organisateurs. Ca enchaine avec Deportivo. Pendant ce temps la on déambule dans l’espace VIP, ou les gens sont désespérés : on y sert que du Ricard -mais gratuitement -( au moins 5 personnes me demandent ou est ce que j’ai eu ma bière !!), on va jeter un coup d’œil au concert, on discute, on essaie désespérément de faire fonctionner la télé dans les loges. Pas de match de foot ce soir. On se change. On se prépare à monter. Il y a un peu d’attente. En plus Deportivo traine un peu et dépasse sur les horaires… Ca c’est chiant, parce qu’on va devoir supprimer un morceau. On joue déjà pas longtemps, alors… On s’énerve un peu. Et ca traine, ca traine, ca traine. Le chanteur effectue une sortie on ne peut plus ridicule en s’asseyant derrière la batterie, jouant 30 sec de n’importe quoi et termine en balançant le siège batterie par terre d’un air fâché. L’attitude rock, quoi. Les guignols sortent de scène et Thibault, visiblement plus agacé qu’il ne le paraissait, assassine d’une phrase méprisante le bassiste. Le ton monte. De toute façon , il faut qu’on y aille. Changement de plateau.

Changement de plateau. Pour les amateurs de vidéos ou il ne se passe pas grand chose.

 Devant 15 000 personnes qui attendent que ca recommence tout de suite, c’est un peu relou. En bas, ca monte toujours légèrement. Les Deportivo sont allé le dire a la maitresse, qui nous fait savoir qu’elle ne veut pas d’embrouilles sur son festival. C’est eux qu’ont commencé de toute façon, même pas mal. C’est dans cette bonne vibe que nous débutons ce concert.
Debut du concert. Notez le son exceptionnel de mon appareil photo.
Remarquez aussi le feu rouge, et puis vert, et puis rouge...





 Pour faire bref c’était FAT. Enorme. Chanmé. Le meilleur : on a forcé le rappel, initialement interdit, mais il y a eu un tel bordel a la fin qu’ils ont été contraints de nous laisser y retourner. Il y avait ce feu, non loin de la scène, en plein milieu du public, qui passait au vert, au rouge, puis au vert, et au rouge, non stop. Je l’ai souvent regardé celui là. Il faut plier fissa, les gars du Ricard Live n’ont pas envie de se coucher a 8h du mat. On a le temps de se faire passer un peu de crème par l’organisation : première fois que les gens restent aussi tard, extraordinaire, etc,etc. La routine pour nous ☺. L’affaire Deportivo est presque classée, même si ca aurait pu en venir aux mains en descendant de scène, j’y ai cru quelques instants en voyant tout le groupe au pied de la scène avec des têtes de méchants, et puis… rien.
Soirée mémorable, c’est sur !


par Goldfingers publié dans : On Tour !
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Vendredi 20 juin 2008


Aujourd’hui, pour la première fois, c’est Laurent, le big boss de NPE, notre tourneur, qui nous accompagne ! Croot est à Athènes, et Marie est malade. Frayeur sur la route du rendez vous. Déjà, RDV à 9h30, on est pas loin de la pire heure pour traverser Paris. Je pars de chez moi à 8h. En arrivant sur Paris l’horreur : Opération escargot des routiers sur le périph’. L’heure de retard se profile… Finalement je réduis les dégâts en feintant par les maréchaux. Par chance je re-rentre sur le périph’ juste après le barrage. Personne sur la route. Bref, je vais pas vous faire un rapport détaillé par kilomètre, mais je me pointe avec 30 min de retard. Entre défaite et victoire. Christophe remplace encore Bertrand sur cette date. Cette fois, on a fait une petite répet lundi, quand même. Nous quittons la grisaille pour aller vers le soleil. Petite péripétie, on reçoit un coup de fil d’un gars du festival qui nous dit qu’il y a encore des opérations escargot sur la route. Ni une, ni deux, on sort de l’autoroute pour prendre les nationales. L’autre camion, qui n’a pas eu l’info, trace la route. Et arrivera à l’heure. Pas nous. 1h 30 de retard. Sympa l’info bidon.



Du coup, balance ultra raccourcie. Heureusement, les gars du plateau défoncent. Mais vraiment ultra efficaces. Et sympa pour couronner le tout. On est sous un grand chapiteau, avec une petite diff, un peu légère pour la capacité. J’ai un rhodes complètement rincé. Il est faux, n’a aucun sustain et beaucoup de variations de timbre le long du clavier. Dommage. Balances rapides, donc. On trace à l’hôtel direct après, opération sieste-match de foot. Quart de finale de l’euro. Pour la première fois, on se prend un McDo (il y en a un juste en face de l’hôtel) et on le bouffe a l’hôtel. McDo/Foot, on est ravis. D’autres, heureusement, ont des activités un peu plus glorieuses et vont au restau, ou voir de la famille. Beau match en tout cas, on ne regrettera rien, sauf de ne pouvoir voir la fin.
Retour au chapiteau. Le festival est rempli. Grosse ambiance. Ca va être chaud. Les gens connaissent le groupe, c’est la quatrième fois qu’on vient en agglomération lyonnaise et quelques gars bien chaud nous font comprendre qu’ils nous attendent avec impatience. Ca fait plaisir. Et on sera pas déçu. Ambiance de feu sous le chapiteau. Et ça monte crescendo tout le long du set. Mon plaisir : regarder les tronches ravies au premier rang. Un kiff. On voit de tout : une meuf complètement bourrée qui fait n’importe quoi avec beaucoup de plaisir, trois potes qui s’éclatent a mettre la misère au gars de la sécurité, un type accoudé a la barrière, surement musicien, très calme, qui étudie précisément ce que fait chacun, un gars qui essaie de récupérer l’attention de sa meuf bloquée sur BA… Concert difficile pour Max L. qui enchaîne galère technique sur galère technique. Une pédale disto décédée et l’émetteur HF hors service. Il passe une bonne partie du concert accroupi à triturer ses jacks pour repérer d’ou vient la panne. Christophe assure l’histoire au trombone. Le chapiteau amplifie les cris et j’ai vraiment l’impression d’un ENORME concert. Encore une fois, mystère du ressenti de chacun, Pfel, par exemple, n’a pas kiffé. Rares sont les concerts qui font l’unanimité des musiciens… Rincé, je trace rapidos avec les quelques couche tôt du groupe. Le temps d’érafler le camion contre un poteau dans le parking de l’hôtel et au lit.


par Goldfingers publié dans : On Tour !
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Vendredi 20 juin 2008


C’est le grand retour après une petite pause de deux semaines. Le temps de voir d’autres gueules que les nôtres, pour certains de passer du temps avec leur famille ou pour d’autres de rentrer chez eux, à Atlanta. Remplacement  de Bertrand par Christophe, qui joue avec nous pour la première fois, et sans répétition.


Aujourd’hui, on met les petits plats dans les grands, on joue a Bercy, s’il vous plait. On comprend très vite que la dernière roue du carrosse, c’est nous. On nous refuse l’accès au parking, il ne faut pas gêner les répétitions de la remise des prix… bref, il faut se fondre dans le décor. Mission difficile pour Patou, le son sort des 60 petits speakers repartis tout autour de Bercy. La bonne soupe imprécise est au rendez vous. Malgré tout, une impression de puissance assez agréable se dégage aux premières notes. Nous sommes situés à même le sol, sur une belle moquette bleue, juste derrière un panier. Les premiers sièges sont juste derrière nous. Petite pensée pour les oreilles des spectateurs assis derrière Stan et sa caisse claire. On termine la balance lorsque le premiers supporters rentrent et nous donnent un avant gout de l’ambiance survoltée qu’il y aura tout au long de la journée. Notons l’apparition de Seventh Nation Army au répertoire des chants de supporters… Taa, ta ta ta ta ta, taaaaa.


Une petite demi heure pour manger un repas de traiteur, qui a plus l’air bon qu’il ne l’est. Nous sommes dans une loge avec le strict minimum. J’ai des petits frissons en pensant à tous ceux qui ont marché dans ces couloirs. Nous jouons trois sets de dix minutes. Deux morceaux a chaque fois. Premier set lors de l’échauffement des équipes. 14 000 personnes. C’est complet. Malgré l’annonce dithyrambique du speaker, l’accueil du public est plutôt froid. Une lueur d’espoir a la fin de BA’s Back, ovation du public, mais, non, c’était pour la diffusion sur les écrans géant de la rentrée de Tony Parker dans la tribune VIP avec sa femme, Eva Longoria. On fait pas le poids face aux peoples. Cruelle désillusion pour moi qui croyait être une star. Nous regardons le début du match, fascinés par l’ambiance de Bercy. Mais le spectacle est un peu lassant, le basket français n’est pas très spectaculaires, ca rate des double pas, des dunks… Deuxième fournée de deux morceaux pendant la mi-temps. Pire qu’au début, le public ne réagit pas. Drôle d’impression, on est plutôt habitués a l’inverse. Le match reprend, a sens unique, Nancy écrase Roanne. Ambiance glaciale derrière nous, l’enthousiasme du début a été séché net. Nancy gagne une finale sans suspense. Bercy se vide quand nous jouons la dernière serie pendant l’échauffement des équipes de ProB, qui vont jouer leur finale. On range vite fait le matos et on dégage fissa. Après midi étrange, entre grosses sensations et conditions merdiques…
En partant, on s’est dit qu’on reviendra ici, dans d’autres circonstances. On rêve, quoi.

par Goldfingers publié dans : On Tour !
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Samedi 7 juin 2008
Vous vous souvenez le concert d'Etampes ?

Pas de photos...

Mais une petite vidéo bien sympathique vient d'être mise en ligne... ici !

Le live libre de Beat Assailant
par Goldfingers publié dans : Du son , du son !
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Mercredi 4 juin 2008
Rendez vous 9h. Et ca commence par une pluie de coups de fil de tout le monde pour prévenir de leur retard. Etrangement, on part plus tôt que bien des fois… Il y a une analyse comportementale intéressante à faire. Deuxième errance immédiatement après, on perd au moins 15 min à chercher comment entrer à la station service porte d’Orléans… le camion est sur la réserve depuis hier soir, faut pas plaisanter avec le plein.














Boufféré est en Vendée, 4 h de route. Stan puis Patou les
avalent tranquillement. Ben est là. Il est excité : pour une fois, il y a l’intégralité de son plan de feux. Tout ce qu’il demande sur la fiche technique est la. Pareil pour le son. On plaisante pas non plus à Jongl’Hop. Le nom étrange du festival explique le concept : du jonglage et du Hip Hop. La déco est sympa, mélange de récup’ et de graffs. La scène est dans un gymnase. Malgré les parachutes attachés en déco au plafond, ca sonne toujours comme un gymnase. Donc pas bien. Comme un église mais un peu plus boisée. Une reverb très longue, un gros flou dans le grave, c’est difficile. On retrouve l’équipe technique de Rézé, Claire et son père Vincent. Très sympas et efficaces. L’accueil est top , Manu, Valentin et le staff sont au top. Des jeunes qui n’en veulent. Après un très bon repas de crudités/pâtés, on part à l’hôtel. En guise d’hôtel, nous sommes dans un village vacances VVF, dans des apparts de six personnes. C’est propre et pas trop petit, on est content. La moitié du groupe part sur un terrain de Kart en plein air situé pas trop loin d’ici. Il paraît que Max P. a mis les points sur les i. Facile, sachant que je n’y étais pas. J’essaie de m’avaler le morceaux de Baloji, artiste hiphop belge pour qui je fais un remplacement la semaine prochaine. Ca va être sport, y pas de repet’. Donc pas de Kart pour moi, faut savoir être sérieux, des fois.





Retour à Boufféré.Le festival bat son plein. On scotche sur des jongleurs au niveau impressionnant. Il y a plein de monde, c’est très éclectique, on voit tous les âges, tous les styles. Petit raté, on mange les mêmes crudités que ce midi… On râle un peu, forcement, pas de repas chaud, ca fait un peu chier. Mais les torts sont partagés, ils avaient demandé si un repas froid nous dérangeait, il leur a été répondu que non. Petit raté donc, mais on ne peut en vouloir a personne, les gens du festoche mettent tellement de bonne volonté pour que tout se passe bien… Mission McDo pour quelques uns, il faut se nourrir tout de même. Il y a un grand ring monté au milieu du gymnase sur lequel se déroulent moultes battles : battle de danse, de jongle, de graffs… c’est excellent ! Le concert se passe bien. Vécu différemment par tous encore une fois. Les sensations dépendent du son de chacun. Comme j’entendais tout correctement, j’ai passé un excellent concert. Stan ou Max, eux, on passé un moment difficile, avec un son pourri…La vie est injuste. En tout cas, le public était chaud, on avait droit a quelques décolletés bondissants au premier rang, c’était parfait ! Dra$tic a commis l’exploit d’être encore la aujourd’hui. Pour un acharné, c’est un véritable acharné ! Matthias a fait l’effort aussi, le forum en force ! Review habituelle de Dra$tic, là. Le temps de refaire un peu le match, et on décolle. Deux équipes sont formées. Celle qui part a 8 h le lendemain. Celle qui part à 10h30. Les sérieux et les glandeurs ou les pas drôles et les fêtards, ca dépend du point de vue.

La nuit dans notre appart sera courte. Je pense qu’on est prêts a prendre un appart ensemble, ca s’est hyper bien passé a six dans l’appart. Les douches se sont organisées fluidement, le petit dej’ agréablement, face à une pelouse bien tondue, les arbres et le soleil,au son des oiseaux ( Un « ces bâtards de merde de putain d’oiseaux m’ont réveillé, ces fils de p***», vient noircir le tableau poétique que je vous dresse) et on était sur le pied de guerre à 8h pétantes. Si vous trouvez un petit pavillon avec local de repet en sous sol, contactez le BA Band.


Marie assure la folle ambiance dans le T3.
par Goldfingers publié dans : On Tour !
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Lundi 2 juin 2008

Un festival d’ Ile de France qu’il est bien. Une belle programmation, un beau cadre, une belle organisation…c’est cool d’être là ! Je suis en mode solo. Je ne vais pas au rencard à Montrouge, je vais direct à Voisins, j’économise une heure de route. Parfois c’est bon d’être seul maitre de ce qui se passe. Personne à attendre, on fait ce qu’on veut sans demander l’avis de tout le monde… j’apprécie. Le système de balances/concerts du festival est malin : Il y a deux scènes assez éloignées l’une de l’autre. Un groupe joue sur l’une pendant que l’artiste suivant s’installe et fait ses balances sur l’autre. Faut pas faire trop de bruit quand même, on nous demandera plusieurs fois de couper la façade. Bizarrement on avait rendez vous à 15h30 alors que notre installation est à 17h. Relou. Deux heures à attendre. Heureusement, il fait un temps magnifique, le cadre est champêtre et les loges sont spacieuses et confortables. Je tombe sur Fred Ribeiro, chanteur et artiste de talent, ex-collègue à La Clef, qui fait le bénévole au planning des navettes ! Et puis Viktor a PES 2008, sur sa PSP, je me fais un petit revival de l’époque PSP du band en scotchant dessus jusqu’à la dernière seconde possible… Max P. s’y met aussi, la rechute générale est proche ! Adam, arrive clopin clopant, une belle attelle bleue sur le genou. Il marche comme un robot, pas cool. D’après lui, ca va tout de même mieux qu’il y a quelques jours, cette attelle va accélérer son rétablissement.
On a trouvé un nouveau truc : on applaudit . Pour rien. Tous ensemble. Ca fait un sacré boucan. Ca nous fait rigoler.

On joue à 19h30. Il fait encore jour. Et chaud. Pour une fois les lunettes de soleil remplissent leur fonction primaire. C’est devant un beau coucher de soleil que nous finissons le concert. Un petit enfer pour moi, je passe les quatre premiers morceaux a essayer d’entendre quelquechose de correct dans mes retours. C’est un peu contrariant, on sort complètement du concert. On pense a comment faire des signes a l’ingé retour sans jouer comme un pied. Et, comme c’est pourri, on est pas content. Je lache l’affaire au moment ou je suis 10 fois trop fort. Mieux vaut ca que l’inverse. Aaah, Nicolas, tu nous manques. Je fais un gros effort pour me remettre dans le concert. Il faut un minimum d’imagination et d’auto persuasion pour se dire que ca défonce alors qu’on a un son pourri sur scène. Tout le B.A. fan crew est là, devant, a danser et hurler. ( Donc, dédicace à Dra$tic, Fame, Chris, Benlop, Fristophe ) Ca fait vraiment plaisir ! 20h30 on finit. Pas le temps pour un rappel, il faut que ca enchaine sur l’autre scène… Repas endiablé à l’espace bouffe. Ambiance surchauffée, plats excellents. Cacedédi à Laetitia, notre très fraiche et sympathique serveuse, pour sa patience avec les gamins que nous étions. Avantage du mode solo, je trace quand je veux. Dont acte. J’aurais bien regardé Ez3kiel, dont on entend le plus grand bien, mais demain rendez vous tôt, et ils jouent à 00h50… faut se préserver un peu.


 Au fait, il n'y a pas de photos, vous êtes punis pour manque de commentaires.
Heureusement que Dra$tic est là, lui.
par Goldfingers publié dans : On Tour !
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