Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 16:17

Salut a tous, je viens de faire un tour sur le blog tombé en désuétude depuis deux ans maintenant...

 

Et je me rends compte que je n'ai jamais d'annonce "officielle" de fin, etc...

 

Donc, plus de blog, vous l'aviez remarqué, les articles sont un peu poussiereux.

 

Vous pouvez me retrouver sur mon nouveau projet UNION a venir cet automne sur Fatbeats Record.

 

Des invités prestigieux : Talib Kweli, MF DOOM, Elhi, Guilty Simpson, Sly Johnson, Rachel Claudio, Moka Only, Black Milk....

De la musique de qualité.

 

Retrouvez nous et suivez nous sur Facebook et twitter, on a besoin de votre soutient pour montrer qu'on pèse super lourd !!

 

 

https://www.facebook.com/unionanalogtronics

Par Goldfingers - Publié dans : News
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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /Avr /2009 17:01


Annonay, sud-est de St Etienne, dernière date de l'année. Un peu comme une fin de saison sportive, une dernière de représentation, le dernier jour d'une colo de vacances. Le moment doit être exceptionnel.  Ca sent le jour pas comme les autres. Le B.A. Band est assez sage d'habitude. Le nombre de darons dans le groupe augmente régulièrement, on demande à manger bio, tout le monde essaie d'arrêter de fumer, on boit plutôt après les concerts, .. bref, on est plus proche des moines bouddhistes que du groupe de rock.


Pourtant, aujourd'hui, chacun a amené une bouteille de champagne, et les gars de la presqu'île doivent halluciner quand, a peine arrivés, nous commençons a distribuer les coupes de mousseux. L'accueil est super sympa, le lieu est petit et cosy, perdu dans un petit village plein de charme perché sur des collines. Balance un peu floutée par le champagne. Repas hyper sympa en contrebas de la salle , dans un petit bar /restau associatif. D'autres bouteilles de champ sont vidées. Le groupe n'est pas complétement saoul, mais dans un état d'ébriété certain.

Le  concert est mémorable. Complètement dingue. On pète vraiment les plombs sur scène et , encore plus incroyable, le public fait pareil. Comme un craquage général. Ca gueule, ca  saute, ca chante...Vraiment fou. Pour la première fois, j'ai vraiment envie de péter mes claviers, de casser un truc ! Après, Max P. répètera sans cesse « concert de l'année », avec le mouvement de main qui signifie « point barre, pas de discussion ». On ne pouvait qu'acquiescer....

Par Goldfingers - Publié dans : On Tour ! - Communauté : Cure d'intoxication : Concerts
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Dimanche 12 avril 2009 7 12 /04 /Avr /2009 18:48
Notons le design ultra moderne du centre culturel

1 an et demi après, nous revenons au CC Paul Baillart. C'était le 12 Mai 2007 ! Immédiatement : «  aah, ca passe vite le temps » « Pfff, c'est dingue quand même, on s'en rend pas compte » »Quoi ? Déjà ??!! » et autres refrains récurrents qu'on entend aux environs de la trentaine. Il n'empêche, j'ai l'impression que c'était hier, et nous nous baladons dans le centre comme si nous étions la tous les jours. Errer toute une après midi quelque part, ca laisse des traces, forcément.
L'impression de déjà vu est forte tout au long de la journée. Mêmes têtes, même accueil sympa et chaleureux, même catering, mêmes loges. Sauf qu'on est dans un état d'hébétude particulier. Après le concert d'hier, c'est une grosse, grosse échéance qui est passée et on est plutôt... détendus ! Les commentaires sur le Bataclan vont bon train, bonne humeur générale, tout est beau, tout le monde il est gentil.

Bon sang ! C'est beau une scène !


Ou l'on voit l'humour toujours fin, jamais lourd, de votre blogscripteur.

La salle est remplie. Nous retrouvons quelques personnes qui étaient la hier, et qui n'en avaient pas eu assez. «  C'est quand même pas la même ambiance ce soir... » nous ont ils commenté. Je confirme, ce fut plus sage.

Par Goldfingers - Publié dans : On Tour ! - Communauté : Cure d'intoxication : Concerts
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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 00:36


Ca c'est juste pour frimer

Et rebelote ! Six mois après le premier Bataclan, on remet le couvert. On prend les mêmes ( sauf Pfel, c'est vrai )et on recommence, en mieux s'il vous plaît, SFR a décidé de se joindre à la partie.  Ca veut dire qu'on est exposé sur leur site et qu'ils vont filmer le concert pour le retransmettre en direct, en multicaméras, sur le web. Deux gros semi remorques sont garés devant la salle à coté d'une petite camionnette surmontée d'une énorme parabole. Un camion sert d'entrepot pour leur matos, l'autre de régie vidéo. Un petit tour a l'intérieur du dernier suffit pour se prendre pour le commandant d'une frégate interstellaire , et pour se rendre compte qu'ils rigolent pas du tout, chez SFR.

C'est y pas mignon



L'artillerie lourde


Heuu, la salle d'arcade, c'est ici ?


Ca , c'est dans le camion. si,si.

Il faut faire des balances pour la salle et pour la régie. Deux balances pour le prix d'une, on est gâtés.


Hmmm, les grosses caméras.

Nous retrouvons nous compères des Foreign Beggars en première partie, qui font bien monter la sauce.
L'opérateur mobile a aussi dégoté Olivier Cachin, le monsieur hiphop français, amis des stars du rap et journaliste spécialisé. Le monsieur fait une interview d'Adam et lance le concert online.
Le truc cool au Bataclan, c'est le rideau. On peut s'installer peinards sans gâcher l'effet de surprise. Et quand le rideau s'ouvre, on est déjà en place. C'est la classe ! Ben officie comme toujours aux lumières et sort son jeu habituel : le grand jeu, celui qui tape a l'œil.

Encore pire qu'au premier Bataclan, le public est chaud. Pas juste chaud. Très très chaud. Hyper bouillant. Dès les premères notes après l'ouverture de rideau, les frissons me courent le long du dos. Ca va être gros. Ca fait longtemps qu'on l'attend, cette date. Tout le groupe est affuté, il ne faut pas se rater quand tout est enregistré. Souriez, vous êtes filmés. On se fait littéralement emporter par le public, le concert passe a toute allure. Le rappel voit le featuring des Foreign Beggars sur le medley. On termine avec Crash dans un Bataclan en folie. Nous rentrons dans les vapeurs des loges. La condensation fait dégouliner les murs. Olivier Cachin commence son interview d'après concert, pendant que le public chante la ligne de Crash the party ! Et il ne s'arrete pas. Dilemme. On ne peut pas remonter sur scène, le Bataclan doit être rendu clean et vide à une certaine heure. C'est dans le contrat. Sinon l'amende est salée. Plus les secondes passent et moins on a de choix. Le rideau se rouvre alors que les gens chantent encore. Folie pour un B4Prez des grandes occasions. Tant pis pour l'amende. Et tant pis pour le savon qu'on se fait passer à cause d'elle... bin oui, c'est pas nous qui payons ;)

Vous pensez que j'exagère, que je me fais emporter par mes sentiments, de toute façon je fais partie du groupe, c'est pas très objectif tout ça...
J'avoue , j'avoue, j'aurais les même doutes à la lecture d'un tel papier condescendant, MAIS, la preuve est la :

http://www.live-concert.sfr.fr/vod/item/vodid=130




Par Goldfingers - Publié dans : On Tour ! - Communauté : Cure d'intoxication : Concerts
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 22:48

Petite halte à Tourcoing sur la route de retour vers Paris.
L’hiver bat son plein, froid et neige au programme. Le nord fait honneur à sa réputation et nous sommes accueillis très chaleureusement. Un concert très agréable, joué dans un état de fatigue un peu second.




Solo de Payback...



C'est beau la neige.
Par Goldfingers - Publié dans : On Tour ! - Communauté : Cure d'intoxication : Concerts
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Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 20:57
 L’instant est charnière. Soit je prends tellement de retard que j’arrete ce blog, suite a trop de retard cumulé, soit je rattrape et je raccroche les wagons. C’est courageusement que je choisis la deuxième option, avant qu’on ait trop de dates. On m’a dit « mais reprends aux dates d’aujourd’hui, laisse tomber les anciennes ! », mais, diantre non ! Je tiens au caractère exhaustif de ce site et aucuns de nos méfaits ne peux manquer. J’enlève donc la poussière de l’interface administrateur, je regarde , une larme a l’œil, le nombre de visites quotidiennes effondré, je rassemble mes souvenirs et je me lance !

A peine le temps de se remettre de la Chine que nous repartons à Londres ! On est encore un peu en Asie quand nous prenons le mini bus à 7h, direction Calais, euro tunnel. Une fois n’est pas coutume, c’est Adam qui ne se pointe pas au RDV. Non seulement il est à la bourre mais en plus il s’est trompé d’endroit !Faut dire qu’on a innové aujourd’hui, un camion part du sud, au point de rencard habituel, et un autre part de porte de la Chapelle. Petites sueurs froides, si on rate le train de 10h30, on est vraiment dans de sales draps. Extraits des coups de fils : «- t’es ou ? –prends un taxi ! – Mais non c’est bouché –C’est quoi la station de métro la plus proche ? – Il faut qu’il prenne le bus alors… - A pied on y arrivera jamais ! – Alors ? t’en es ou ? – Tu trouves pas de tacos ? – Et le bus ! –C’est la meeerde… -Les autres ils sont ou ? – C’est quoi les horaires de l’eurostar ? – T’es à pied ? » Pour couronner le tout il pleut des cordes et il fait très froid. La journée commence en fanfare. Finalement, Adam arrive, trempé jusqu’aux os, le souffle court, et nous arrivons juste à temps pour prendre le train après avoir risqué notre vie sur l’autoroute.


Prendre l’euro tunnel en voiture ,c’est vachement marrant. Après être passés par une gare de péage géante, ou Adam a subi son traditionnel contrôle approfondi ( c’est dingue ,ça ne rate JAMAIS !!), nous garons le mini bus dans un wagon géant, aux airs de bunker sur rails.


Les anglais dans la place !!


J'me la pète devant le jazz Café

Sortis du train, il y a encore de la route pour aller à Londres. Le temps de se paumer un petit peu dans la capitale et nous arrivons enfin au Jazz Café. Finalement, on est un peu en avance, en attendant le deuxième camion, on tente un fish&chips. Franchement, je comprends pourquoi on dit que la bouffe anglaise est dégueue. C’est sec et sans saveur, on ne m’y reprendra pas. La programmation du club laisse rêveur. Chaque nom nous fait pousser des exclamations ( Omar, Arested Development, Sly & Robbie, Mad Professor, Azymuth ! , James Taylor Quartet... pfff... ) et on ne compte plus les lives mythiques enregistrés ici.

La preuve en image

patou : " hheeuu, cane you ripite, plize ? "

A l’interieur, c’est un choc : Ca pue, c’est petit, presque miteux. On est à peine accueillis par un bonjour. La scène est étroite, toute en longueur. La balance se passe bien, le seul technicien sur place est un vieil anglais pas très excité mais qui connait son affaire. Nous jouons tard , a minuit, il y a un groupe de salsa qui joue avant nous. Ca enchaine au Jazz Café. On partage les loges avec eux, pratique pour deux groupes de dix personnes. Ce concert marque la sortie du disque en Angleterre. Il est tard, et nous sommes inconnus ici, la salle n’est pas bondée. Mais on est au taquet, on est au Jazz Café quand même ! On va leur mettre un tarte à ces angliches ! Nous finissons devant un public enthousiaste et les retours « locaux » sont bons.

After sympathique à l’hotel, évidemment excités de notre soirée…
Par Goldfingers - Publié dans : On Tour ! - Communauté : Cure d'intoxication : Concerts
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Samedi 10 janvier 2009 6 10 /01 /Jan /2009 23:39

Les bad boys de shanghai

Nous sommes accueillis par Hugo, chinois bilingue, qui sera notre contact Pernod-Ricard à Shanghai. Nous jouons pour Chivaz, une marque de whisky de Pernod-Ricard, qui, paraît il, cartonne en Chine. L’arrivée impressionne, l’autoroute aérienne navigue entre les gratte ciels. Rien à voir avec Beijing, nous sommes ici dans une ville futuriste tournée vers l’occident. Shanghai a un passé international, comptoir commercial occupé  (de force) par les anglais et les français à partir du 19e siècle jusqu’à la révolution chinoise. Nous logeons d’ailleurs dans la concession française, quartier chic parsemé d’enseignes de marques occidentales. Notre petit hôtel est charmant, on va être bien pendant ces 5 jours. Nous retrouvons Alex, français expatrié, qui nous fait venir ici. Le gars est très sympa, il nous emmène boire des coups dans un petit bar à quelques pas, puis dans un restaurant. Cuisine vapeur de rigueur, on se régale. Nous avons quatre jours jusqu’au concert, nous allons pouvoir faire les touristes.




Paris-Beijing-Shangai....  la classe internationale !

Nous passons la journée du lendemain a pied dans la ville avec une bonne moitié du groupe. La modernité de pointe côtoie le vétuste. Il y a des chantiers partout, la ville est en évolution permanente. Le cocktail est proprement ébouriffant. On dit que Shanghai est la vitrine « business » de la chine et la moins chinoise de toutes. On prend tous une grosse gifle. Shanghai est une des villes les plus dynamiques de la planète, on sent une énergie colossale. L’arrivée sur le Bund, la promenade le long du fleuve Huangpu qui traverse la ville, est magnifique. Les buildings de l’époque coloniale font face aux grattes ciels ultra modernes de l’autre rive. Nous continuons de cavaler à travers le bazar du Yu Yuan et la vielle ville Nanshi. On rentre lessivés par cette journée de marche. Nous décidons tout de même de retourner visiter le gratte ciel le plus haut du monde de nuit, il paraît qu’on peut monter tout en haut. On se retrouve en carafe pour manger après, il est trop tard. Nous finissons par manger dans le club de jazz ou Max P. nous avait donné rendez vous, il devait jammer avec un pote à lui !

Le fameux Bund, vue sur le futur.


Le marché du Yu Yuan

Les jours suivants sont touristiques, nous organisons avec 5-6 courageux  une excursion avec une guide à Suzhou, voir des jardins réputés être les plus beaux de chine, une usine à soie, les canaux de Suzhou et les embouteillages monstres de Shanghai. Nous visitons le superbe musée de Shanghai le lendemain avec Bertrand, on passera aussi par une salle de jeux d’arcade ahurissante, un  peu de shopping… Chacun vaque à ses activités à son rythme. On est trop nombreux pour faire tout ensemble tout le temps. On se montre nos photos quand on se retrouve, de temps en temps, il y a des mouvements communs de petits groupes, selon les envies. C’est assez fluide et chacun y trouve son bonheur.

En bas

En haut

Les jardins de Suzhou

Promis,c'est la derniere photo de vacances que je mets


Samedi, jour du concert. Ah oui, c’est vrai, on est la pour bosser aussi. La balance commence le matin. Nous arrivons dans une ruche. Tout est encore en train de se monter, il y a des décors sur mesure à installer, des animations vidéo, une scène, et enfin notre scène à nous, un peu sur le côté. C’est un gros bordel. Patou a vraiment un moment difficile : communication approximative, patch mélangé (les branchements de la console aux instruments sont mélangés… classique. Mais quand il faut l’expliquer en langage des signes…), son de hall de gare. On attend une bonne partie de la journée que les choses se débloquent. Il y aussi une histoire de costume, un petit vent de panique souffle quand les organisateurs apprennent que Adam compte venir sur scène en jean- basket-tshirt. Branle bas de combat pour lui trouver un costard. Nous trouvons l’énergie de faire une dernière balade avec Janice, nous nous retrouvons dans un parc ou se retrouvent des gens pour chanter (une espèce de karaoké populaire de rue), danser, faire des arts martiaux… ambiance complètement folle !!




Nous arrivons a la soirée Chivaz vers 20h30. Il y a une comédie musicale avec des stars chinoises. Apparemment c’est un gros évènement. Une chose est certaine, les « stars » people en chine ne chantent pas mieux que les nôtres. On se promène dans la soirée. Chivaz a mis le paquet. Animations High Tech, cocktails a volonté, hôtesses top models… c’est le grand déballage. Nous commençons notre set devant une salle curieuse qui ne tarde pas a chauffer. Set coup de poing pour ne pas perdre l’attention du public, ca fait son petit effet. On retrouve même Valentin, membre actif du forum plus connu sous le nom de Rbt Twin Tower ,qui taffe a Shanghai depuis un an ! Enorme ! Après le concert, la fête se vide rapidement. Je crois comprendre que les organisateurs sont un peu déçus du nombre de personnes présentes ce soir, et invoquent une mauvaise communication autour de l’événement. A part ça, tout le monde est ravi, sauf que ça commence à sentir la fin de ce beau voyage. Une after se prépare, et puis, finalement, le temps de préparer les affaires, de tout ranger, je décide de dormir un minimum, on part tôt le lendemain.


Il faut rentrer maintenant, la mort dans l’âme, nous nous faisons conduire à l’aéroport. Petit coup de stress, on nous dépose au mauvais terminal. Tout est bien qui finit bien, nous arrivons finalement au bon terminal, mes claviers reviennent en une seule pièce en France, je peux voir la fin de kung fu panda dans l’avion, une bonne partie des cadeaux de noël est faite…
Quand est ce qu’on repart ??
Par Goldfingers - Publié dans : On Tour ! - Communauté : Cure d'intoxication : Concerts
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Lundi 29 décembre 2008 1 29 /12 /Déc /2008 00:20


Le grand jour est arrivé ! Nous partons en Asie ! Nous avons RDV samedi à 15h30 à Roissy. Nous voyageons sur Finnair, compagnie finnoise ( on dit finnois, pas finlandais ), cela explique notre escale à Helsinki. Il y a au minimum 11 h de vol. Les habituelles négociations pour embarquer les instruments de musique en cabine sont étonnement faciles, l’équipage est très compréhensif. Je suis évidemment toujours aussi coincé du cou, le voyage s’annonce douloureux. Bonne surprise, il y a de la place pour les jambes. On apprécie le savoir vivre nordique. Le trajet jusqu'à Helsinki est plutôt rapide. On effectue un transit tout en douceur, dans un aéroport à l’ambiance très feutrée. Je n’avais pas mis les pieds dans un long courrier depuis très longtemps, et je dois dire que je suis bluffé. Chaque passager a devant lui un écran tactile et une télécommande ultra perfectionnée, avec boutons recto verso : un coté type clavier d’ordinateur, l’autre côté hybride télécommande de DVD et manette de jeux vidéos. La tranche est équipée d’un lecteur de carte bleue ! On nous met a disposition des jeux de toutes sortes, plutôt nuls en règle générale, des leçons de langues ( je me suis arrête a la première leçon de mandarin), des clips, des albums de musique ( seule artiste français représenté…. Carla Bruni !) et , bien sur, des films à foison.. Rien que le temps de comprendre comment le bouzin fonctionne, de toucher un peu à tout, une bonne heure a le temps de s’écouler. Le décollage est retransmis sur les écrans, en multi caméras, s’il vous plaît. Après les habituels plateaux repas, moins infects que d’habitude, on peut lancer la séance de cinoche. Je regarde un film, essaie vaguement de dormir, puis j’en regarde un deuxième, re-somnole, puis l’atterrissage vient interrompre la troisième séance, KingFuPanda. Désagréable. J’espère qu’au retour je pourrais le reprendre.

Nous arrivons donc à 10h heure locale. Il est 3h du matin heure de paris, et la journée est devant nous ! Inutile de dire que nous avons tous peu dormi. Un ‘runner’ du festival nous accueille et nous fait monter dans un petit mini van à l’asiatique. Laurent est la aussi, il a accompagné Electro Deluxe qui jouait il y a quelques jours. Les sièges a l’arrière se font face, genre salon de limousine, on s’y croirait. La balance est à 12h ! Pas le temps de trainer. On passe juste à l’hôtel déposer ceux qui sont dispensés de sound check, j’ai nommé cuivres et chants. Les chanceux vont pouvoir dormir jusqu’au concert pendant que nous , nous bossons ! La vie est injuste…



On est un peu dans un état second, morts de fatigue, mais tenus à flots par l’excitation. On ne réalise pas très bien encore ou on est, et surtout ou on joue. La salle est une grande salle de concert « classique » dans un parc de la cité interdite. En bref, la crème de la salle à Pékin, au cœur de la ville. Nous sommes morts de faim, il y a un petit catering dépaysant à disposition. L’ambiance est dingue. Grande et belle salle. Il y a dix mille personnes sur le plateau, dont les trois quarts sont inutiles. Les « chefs » sont français et délèguent tant bien que mal à des techniciens chinois. Le reste regarde ce qui se passe. Le chef backline chinois est plutôt sympa et nous communiquons dans langage des signes teinté d’anglais. Il y a un PC sécurité-surveillance  vétuste juste derrière la scène, équipé de dix écrans, piloté en permanence par deux-trois types, au milieu d’un bordel de câbles incroyable. Petit caca mou de l’ingé lumières, scandalisé de ne pas avoir tout le groupe pour la balance. On ne peut pas travailler dans ces conditions, j’ai jamais vu ça, c’est un scandale, demmerdez vous, je me casse. Ce type fera évidemment des histoires tout au long de la journée, pour un résultat que je vous laisse deviner (c’est toujours les plus compétents qui font le moins d’histoires) L’hystérique du jour est identifié. Son installation empêche d’ailleurs les musiciens de voir l’ingé retour. Génial. Heureusement le gars aux retours assure et tout se passe très bien.



La balance dure plus tard que prévu et nous fonçons à l’hôtel nous reposer. Nous sommes au Westin Hotel de Beijing, 5 étoiles, dans un quartier de l’ouest, Financial street. Tout est neuf dans le coin. Il paraît que depuis les JO, les hôtels flambants neufs cherchent désespérément de la clientèle, et cassent les prix. On s’en plaindra pas, rarement nous aurons connu tel luxe. La sieste est trop courte, et il faut rapidement retourner à la salle.

Quand nous arrivons, Laurent de Wilde joue un jazz expérimental, en piano solo, avec un gars à l’ordi qui l’enregistre et rajoute des effets. Les loges sont spacieuses et roots, bordées de miroirs à maquillage. On nous amène un plateau repas que nous mangeons dans les loges et puis, c’est l’heure. Nous commençons devant une salle plutôt froide, pas très remplie et assise. Nous sommes dans un festival de jazz, et BA ne tire du jazz que des influences. Les paroles ont été validées par le comité de censure il y a quelques mois de cela, donc on ne devrait pas terminer derrière les barreaux. Je ne sais plus très bien à partir de quel morceau les gens se sont levés, l’enthousiasme va grandissant, jusqu'à devenir la folie. A la fin, tout le monde est debout et tape dans ses mains. La fatigue aidant, on est euphoriques. On a l’impression d’être des pionniers, que personne n’a jamais fait ca ici. Grosse prestation, donc. On doit vider les lieux rapidement, c’était le dernier soir du festival, il faut tout plier. On nous presse un peu à quitter les lieux.

Impossible de se coucher après un concert pareil, direction une rue réputée pour ses bars qui nous ont conseillé des français rencontrés après le show. On doit les retrouver ici. Premier « vrai » contact avec la ville. Pas grand monde à cette heure là. Nous trouvons finalement le lieu indiqué. Un petit tour a l’intérieur et puis s’en va. On veut un truc plus « typique ». On veut se faire dépayser. On trouve un restaurant tibétain dans la même rue, qui mettra tout le monde d’accord. C’est exquis. On y mange des soupes et des espèces de bouchées à la vapeur appelées « momo ». Le lendemain se prépare. Il y a ceux qui iront à la muraille de Chine, départ 6h du matin. Et ceux qui iront à la cité interdite, départ… plus tard, équipe non définie. Je suis équipé pour ne rien manquer : guide du routard et guide National Geographic. Je préfère passer la journée dans la ville plutôt que faire une excursion à la muraille. Le choix est difficile, mais l’heure de réveil pèse lourd dans la balance.

Après le meilleur petit déjeuner qu’il nous ait été donné de manger, nous passons la journée à marcher dans Pékin. Place tien an Men, Cité interdite, ballade en rickshaw dans les hutongs, promenade dans le parc Beihai . On se régale. Nous sommes frappés par le peu d’occidentaux que nous croisons. Nous sommes d’ailleurs pris plusieurs fois en photo par des chinois ! Nous terminons la journée avec Gaye dans la piscine de l’hotel, qui fera partir les dernières raideurs de mon cou, et mangeons dans la rue dite «  des fantômes » avec Thibault, décorée de lampions rouges et ou l’on peut manger a n’importe quelle heure de la nuit. Les restaurants ferment très tot ici, et il est difficile de trouver une table après 22h30.
Poser devant Mao, notre rêve à tous.


Kung-Fu Hip Hop 4 bientôt en salles !

Nous partons le lendemain a Midi. Nous mettons a profit cette dernière matinée pour faire une dernière balade dans la ville. Séjour trop court à Beijing, on part avec seulement un petit avant gout de la capitale, des hôtels intercontinentaux 5 étoiles et bien sur complètement rincés.
Par Goldfingers - Publié dans : On Tour ! - Communauté : Cure d'intoxication : Concerts
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Lundi 15 décembre 2008 1 15 /12 /Déc /2008 14:06
Veille du départ en Chine. Une date « confort » en région parisienne, pas trop de transport, pas de minibus, pas de nuit a l’hôtel. Et il vaut mieux pour moi, je viens de me faire un vilain torticolis. Hyper rageant. Pile au mauvais moment. Avoir l’air d’un con, c’est pas trop grave, c’est surtout la douleur qui fatigue. J’ai chopé le numéro d’un osthéo en catastrophe et, le matin même, je vais le voir. C’est la première fois que je me fais manipuler, j’angoisse un peu. Surtout quand c’est le cou qui est visé, j’ai entendu des histoires de paraplégiques… Il me « remet » en place. Tout va bien, je garde la motricité de mes quatre membres en sortant de son cabinet. La douleur est un peu moins rigide, mais, globalement, rien n’a vraiment changé.

 Balances à 15h à Torcy. Compter une heure depuis chez moi. La conduite est compliquée, elle aussi. Chaque contrôle nécessite une rotation du buste et le moindre dos d’âne est un calvaire. J’enrage. L’Epace Lino Ventura est une belle salle de spectacle, spacieuse et agréable. Il ne faut pas une seconde pour que les gars remarquent mon handicap. Compassion, amusement… un classique du torticolis. D’un côté, on compatit, mais de l’autre… c’est tellement drôle de voir un pote bouger comme un poteau et galérer à chaque fois qu’on l’appelle !
Balances sans histoires. On est un peu excités du départ en Chine. On est déjà un peu sur le départ. L’après midi passe à la vitesse de la lumière. On mange dans une salle de l’école de musique voisine. On peut entendre les cours. Posters de compositeurs aux murs, tableau avec portées… belle ambiance de repas de zicos studieux !

Nous revenons quand la première partie a commencée. Antiseptik. Groupe hiphop-rock local dont c’est le premier concert. Le premier concert c’est un moment spécial. Mythique. Effrayant. Je dois dire qu’ils s’en sortent pas mal.

Pour mon cas, c’est aussi une première. Il va falloir réviser à la baisse mon jeu de jambes. Chaque mouvement un peu prononcé me lance un éclair dans le cou. J’opte pour une attitude « bad boy » un peu hautaine et figée. Parfait. Je kiffe le concert. On est globalement détendus et on se fait plaisir. Mon rôle de BBoy des claviers me ravi.

After concert fébrile, sous forme d’ultimes préparatifs. Je donne ma valise et mon matos à Croot qui nous rejoindra à l’aéroport avec le matériel.

Pas de photos aujourd'hui, j'ai un mot du médecin.
Par Goldfingers - Publié dans : On Tour ! - Communauté : Cure d'intoxication : Concerts
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Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /Déc /2008 20:26
Il ya deux jours, un mail a circulé au sein du groupe avec cet intitulé : Du lourd.

C'est effectivement du lourd. Du très lourd.

La vidéo s'appelle Tribute to Beat Assailant.

Je vous laisse juger.


Par Goldfingers - Publié dans : News
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